250 élèves sensibilisé·es aux parcours professionnels des musicien·nes romand·es de le cadre des Mystères de l'UNIL

Du 31 mai au 11 juin 2021, le Centre LIVES a été à la rencontre de plus de 250 écolières et écoliers du canton de Vaud dans le cadre des "Mystères de l'UNIL". Cette année, faute de pouvoir ouvrir les portes de l'université comme il se doit, les ateliers ont lieu dans les classes romandes, pendant 2 semaines. Le Centre LIVES s'est ainsi déplacée dans près de 15 classes avec son animation "S'adapter au tempo: Les parcours professionnels des musicien·nes romand·es". Un atelier mêlant musique et parcours de vie, afin d'en apprendre un peu plus aux élèves sur les multiples types de carrières musicales. 

La Suisse romande compte environ 1200 musiciens et musiciennes. Leurs parcours professionnels sont extrêmement variés et ont été analysés grâce à l’étude Musicians’ Lives menée par les sociologues Marc Perrenoud et Pierre Bataille. Afin d’identifier leurs particularités, une équipe de 7 chercheurs et chercheuses du Centre LIVES ont rencontré 123 musicien·nes entre 2012 et 2015. Ces professionnel·les leur ont raconté comment ils et elles ont gagné leur vie grâce à la musique tout au long de leur carrière.

Les musicien·nes ont fréquemment de nombreuses activités (répétitions, concerts, studio, enseignement, composition etc.), ce qui participe à la grande richesse de leurs trajectoires professionnelles. Toutefois, en analysant leurs revenus, 3 grands types de carrières se distinguent.

  • Les créateurs et créatrices (26%) – Ces musicien·nes artistes composent et jouent leur propre musique, seul·es ou en groupe. Ils et elles tirent une partie significative de leur revenu de leurs droits d’auteurs, vente d’enregistrements ainsi que des cachets de leurs représentations dans des salles de spectacles.
  • Les artisans et artisanes (35%) – Ces professionnel·les restent plus anonymes. Ils et elles se produisent surtout sur scène et jouent en général la musique d’autres musicien·nes. Leur revenu provient majoritairement des paiements qu’ils et elles reçoivent pour leurs représentations lors d’animations de bars musicaux ou d’évènements privés (mariages etc.).
  • Les enseignants et enseignantes (39%) – Le groupe des musicien·nes enseignant·es est le plus important de l’étude. Cette activité leur permet d’avoir un revenu stable. En parallèle à leurs cours, ils et elles continuent de jouer en public et de gagner de l’argent ainsi, mais ce n’est pas leur revenu principal. 

Pour laisser un petit souvenir aux élèves, une courte playlist qui représente l'univers musical dans lequel baignent les musicien·nes romand·es a été préparée expressément à leur attention. Bonne écoute!

Pour en savoir plus: Marc Perrenoud, Pierre Bataille, Vivre de la musique ? Enquête sur les musicien·ne·s et leurs carrières en Suisse romande (2012-2016), Lausanne, Antipodes, coll. « Existences et sociétés », 2019.